Coupe de France de Robotique : Miyazaki, Le Voyage de la Peugeot...

Club Robotique
Départ coupe de France de Robotique

Bourges, 16h30. Une antique mais vaillante Peugeot 305 se met en mouvement, accompagnée d'une une safrane d’allure plus moderne. Après des mois de préparation, d’attente et d’anticipation, le grand moment est arrivé : la Coupe de France de Robotique n’est plus qu’à trois petites heures de trajet ! En voyant l’INSA Centre Val de Loire se perdre à l’horizon, nos valeureux compétiteurs sont déjà remplis d’une excitation sans pareille, toutefois empreinte d’appréhension : les robots seront-ils à la hauteur de l’épreuve qui les attend ? Les trois spécialistes en code de l’équipe réussiront-ils à éliminer les multiples problèmes qui se sont abattus lors des trois derniers jours, illustrant brillamment la loi de Murphy ? Le voyage se passera-t-il sans problème majeur ?

 

               Cheverny, 17h30. Un soleil de plomb et des températures quasi-estivales s’efforcent d’étouffer les occupants des voitures non climatisées. La 305, ayant distancé sa partenaire qui a dû passer chercher l’affiche de l’équipe, décide de faire une petite pause pour l’attendre. Et pourquoi pas un arrêt culturel ? C’est donc sur le parking du château de Cheverny (que le monde connaît mieux sous le nom de Moulinsart) que s’immobilise l’équipée.

C’est à ce moment là que tout va basculer.

La roue avant droite de la voiture est en effet inhabituellement brûlante, ce qui inquiète David, le conducteur. Un rapide diagnostic indique que le piston du frein à disquette est grippé et ne revient pas à sa position initiale, frottant donc en permanence contre la roue. Une solution précaire mais simple serait d’enlever l’enjoliveur pour permettre une meilleure évacuation de la chaleur. Deuxième problème : ce dernier est tellement serré que même une personne d’une centaine de kilos sautant sur le cric ne le fait pas bouger d’un iota. Un pauvre quidam qui passait par là et qui s’était vu demander de l’aide s’y casse également les dents (en plus de son propre cric dont le bras de levier décide soudainement de déclarer son indépendance). En désespoir de cause, les trois infortunés occupants, armés de leurs smartphones et de la 3G, se lancent dans une nouvelle quête : trouver un garage ouvert aux alentours de Blois à 18h une veille d’Ascension.

 

               Blois, 19h30. Nothing. Nada. Nichts. Rien. Le plus proche était un garage Renaud surbooké : deux heures d’attentes minimum. La gérante avait indiquée un second un peu plus éloigné qui selon elle « fermait tard » mais une fois rendus sur place les compères ne purent trouver qu’une espèce d’entrepôt déserté. Après moult délibérations, il fut convenu de rejoindre l’autre moitié de l’expédition qui poireautait sur un parking à Blois depuis désormais plus d’une heure. Le regroupement effectué (formule expéditive cachant efficacement les détours multiples découlant d’incompréhensions diverses et variées, notamment sur l’interprétation du terme « derrière »), l’équipe élabore un plan de bataille : le petit robot qui était dans la Peugeot se voit transféré dans la safrane, laquelle va partir devant pour s’installer dans le gîte réservé tandis que la première va tenter de continuer sur le chemin en adoptant un rythme de sénateur afin de ne pas aggraver les choses.

 

               Vendôme, 21h. Libéré des contraintes temporelles, l’équipage de la Peugeot décide de prendre son temps et de visiter un peu les environs pendant les arrêts pour reposer la roue. Après un dolmen invisible, un champ où une tentative de premier vol d’un hexacoptère télécommandé s’est révélée un échec cuisant et divers châteaux plus ou moins bien conservés, le trio s’arrête pour se sustenter et manque de peu de se perdre dans les bois alentours. Bonne nouvelle néanmoins : la roue n’est plus aussi chaude, le problème semble s’être réglé de lui-même.

 

               La Ferté Bernard, 22h30. L’autoradio étant en panne et n’acceptant que les cassettes (Oui...), la seule musique provient de la playlist limitée d’un portable qui commence à se décharger. Heureusement, le bout du tunnel est en vue ! Plus qu’une dizaine de kilomètres. Les autres y sont déjà arrivés depuis un bon bout de temps et ont commencé à s’installer.

 

               Saint Germain de la Coudre, 23h. Après tant de péripéties, le repos du guerrier est accueilli avec joie. Il est pourtant de courte durée avant que le dur parpaing de la réalité ne vienne s’abattre sur le crâne des insouciants ; les robots bougent de manière erratique, il y a des vis qui dépassent et l’homologation est dans seulement dix heures... En dignes créatures de la nuit, les informaticiens du groupe s’attellent sans relâche à la tâche. L’épopée du jour n’est après tout que le début de l’aventure… des TermINSAtors.

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